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Olivier Giroud se confie sans détour sur son état physique : « Je n’ai presque plus de ligaments à la cheville droite »

 

Olivier Giroud s’est livré avec une grande franchise sur son état physique dans un entretien accordé à L’Équipe. À 40 ans, l’attaquant français a évoqué les nombreuses douleurs qui accompagnent désormais son quotidien de footballeur professionnel, mais aussi les différents traitements qu’il utilise pour continuer à jouer au plus haut niveau.

 

L’ancien international français n’a pas cherché à cacher les conséquences physiques de sa longue carrière. Entre les chevilles, le bas du dos et un genou opéré alors qu’il n’avait que 19 ans, Giroud reconnaît que son corps porte aujourd’hui les traces de nombreuses années passées sur les terrains.

 

Le Français a notamment révélé avoir récemment reçu des injections destinées à soulager ses articulations et à réduire les inflammations.

 

« Pas même hier (mercredi dernier), j’ai eu des injections pour aider les articulations, que ce soit de l’acide hyaluronique ou de la cortisone pour récupérer, réduire le gonflement en cas d’inflammation », a expliqué Giroud.

 

Cette déclaration donne un aperçu particulièrement intéressant de la préparation nécessaire pour continuer à pratiquer le football professionnel à un âge avancé.

 

Pour Giroud, les problèmes se concentrent notamment au niveau des chevilles. L’attaquant explique que celles-ci ont énormément souffert au fil des années, avec des dégâts particulièrement importants à la cheville droite.

 

« Oui, j’ai les chevilles qui ont vraiment pris cher ; il ne me reste presque plus de ligaments à la droite, donc elle est gonflée », a-t-il confié.

 

Une situation qui est même devenue source de plaisanteries avec les plus jeunes joueurs de son entourage.

 

Giroud raconte que certains d’entre eux se sont amusés de l’apparence de sa cheville droite, qu’ils trouvaient particulièrement gonflée.

 

« Et les jeunes, ça me faisait rire, ils me disaient : “Mais pourquoi tu as une balle de tennis sur ta cheville droite ?” »

 

La réponse de Giroud résume parfaitement la situation avec une touche d’humour.

 

« Je leur ai dit : “C’est une cheville qui a 40 ans.” » a-t-il raconté en riant.

 

Derrière cette plaisanterie se cache toutefois une réalité physique beaucoup plus sérieuse. Après une carrière extrêmement longue au plus haut niveau, les articulations de Giroud ont accumulé les contraintes.

 

L’attaquant français a connu de nombreuses saisons intenses, enchaînant les rencontres de championnat, les compétitions européennes et les rendez-vous internationaux avec l’équipe de France. Les exigences physiques du football professionnel ont donc laissé des traces.

 

Mais les chevilles ne sont pas les seules parties de son corps concernées.

 

Giroud a également évoqué des problèmes au niveau du bas du dos ainsi qu’un genou qui avait déjà subi une intervention chirurgicale lorsqu’il était très jeune.

 

« Il y a aussi le bas du dos, évidemment, et le genou où j’ai eu une méniscectomie à 19 ans », a-t-il expliqué.

 

Cette opération, réalisée alors qu’il n’avait encore que 19 ans, constitue un autre élément important de son histoire physique. Des années plus tard, le genou continue de se faire sentir.

 

« Ça craque un peu », a reconnu Giroud.

 

Là encore, l’attaquant préfère prendre les choses avec philosophie plutôt que de dramatiser la situation.

 

« Mais on a la chance de pouvoir mettre un peu d’huile dans les rouages. »

 

Cette image illustre parfaitement la manière dont Giroud semble aborder cette dernière partie de sa carrière. Son corps n’est plus celui d’un jeune joueur, mais il continue de trouver des solutions pour pouvoir évoluer sur le terrain.

 

Le Français insiste également sur l’importance de la récupération et du suivi médical. À son âge, continuer à jouer ne signifie plus simplement s’entraîner et disputer les matches. Il faut également gérer les douleurs, surveiller les articulations et adapter constamment le travail physique.

 

Giroud reconnaît néanmoins qu’il tient encore le coup.

 

« Et je tiens le coup », a-t-il ajouté.

 

Mais le joueur a également livré une réflexion particulièrement révélatrice sur le vieillissement dans le football professionnel.

 

« Mais jouer sans douleurs, quand on vieillit, ça n’existe tout simplement pas… »

 

Cette phrase résume probablement mieux que toute autre la réalité à laquelle il est confronté.

 

Pour un jeune footballeur, une gêne physique peut parfois être temporaire. Pour un joueur qui a accumulé plusieurs décennies de compétition, les douleurs deviennent davantage une partie intégrante du quotidien.

 

Giroud ne présente donc pas sa situation comme quelque chose d’exceptionnel. Il semble plutôt accepter qu’un corps ayant subi autant d’années de football ne puisse plus fonctionner comme celui d’un joueur de 20 ans.

 

Son parcours est d’autant plus impressionnant lorsqu’on considère la longévité de sa carrière. Le Français a joué au plus haut niveau dans plusieurs championnats et a également connu une longue carrière internationale avec les Bleus.

 

Au fil des années, il a dû apprendre à adapter son approche du football. La récupération, les soins et la gestion physique sont devenus aussi importants que les entraînements et les matches.

 

Pour les supporters, ces éléments restent souvent invisibles. Ils voient les buts, les passes décisives, les célébrations et les performances sur le terrain. Ils ne voient pas forcément les injections, les articulations gonflées, les séances de récupération ou les douleurs avec lesquelles certains joueurs doivent composer.

 

Les déclarations de Giroud permettent justement de découvrir cette partie moins visible du métier.

 

Sa fameuse « balle de tennis » à la cheville droite est devenue une manière humoristique de décrire une réalité beaucoup plus complexe : une articulation fortement sollicitée après des années de football de haut niveau.

 

Malgré tout, Giroud ne semble pas vouloir s’attarder uniquement sur les difficultés.

 

Son discours montre surtout une certaine acceptation. Il sait que son corps a changé, il connaît ses limites et il utilise les moyens médicaux disponibles pour continuer à pratiquer le sport qu’il aime.

 

À 40 ans, son approche est donc différente de celle d’un jeune joueur. Il ne s’agit plus nécessairement de jouer sans aucune douleur, mais de savoir gérer ces douleurs afin de rester performant.

 

Les confidences de Giroud offrent ainsi un regard rare sur le prix physique de la longévité dans le football professionnel.

 

Ses chevilles ont souffert, son genou a déjà été opéré, son dos lui rappelle également les années passées sur les terrains. Pourtant, il continue de tenir.

 

Et derrière son sourire lorsqu’il parle de sa « cheville de 40 ans », Olivier Giroud livre finalement une réalité simple : plus une carrière est longue, plus le corps garde les traces de chaque saison.

 

Pour lui, l’objectif semble désormais être de continuer à avancer, à récupérer et à jouer malgré ces douleurs — avec l’expérience nécessaire pour savoir que, lorsqu’on vieillit, jouer sans aucun mal n’est tout simplement plus une réalité.

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